jeudi 10 septembre 2009

Un retournement de veste...

L’automne commence à pointer le bout de son nez, et même si dehors le soleil brille, les maillots de bain ne sont pas encore refourgués au fond du placard et que le thermomètre affiche encore les 30°C, sans s’en rendre compte, on ne peut pas s’empêcher de penser à ce que l’on va porter quand les feuilles tomberont.

Et ma dernière lubie est la veste en jean, que nous avons tous dans notre penderie, que nous avons tous portée un jour ou l’autre…oui la veste en jean, celle qui a fait les beaux jours des années 90…années que nous avons tous jurés d’oublier…et pourtant on n’y revient…c’est écrit !

La mode, comme dirait ce cher Claude, ça s’en va et ça revient ! Mais jusqu’où ?? Question qui me taraude dure ce soir…j’ai peur, très très peur les amis…car faible humain que nous sommes, nous cédons toujours aux diktats de la mode, et le pire c’est qu’on aime ça !!

Voilà que ce soir, je décide pour je ne sais quelle raison, d’aller faire quelques recherches sur cette veste en jean…d’où elle sort, quelles ont été ses périodes les plus fastes…c’est alors que sur google, je tape « Hélène et les Garçons », sure de voir des vestes en jean à gogo…et dieu que je n’avais pas tort…..voilà que je tombe sur ces photos là…




Prise de fous rires mêlée à la plus sainte horreur….je regarde effarée ces photos, ce vêtements (et je ne vais même pas parler des coupes de cheveux !!)

Regardez...

- Ces collants qu’on appelait autrefois caleçons…aux couleurs d’inspiration péruviennes ou pour les plus téméraires, reprenant avec grâce la toison du paon..des couleurs encore des couleurs….à nous faire croire que les leggins noirs sont sous-vêtements de nonnes.

- Les vestes en jeans…oh oui la veste en jean…je vote pour son retour…mais par pitié pas de manches si grandes qu’on pourrait y coincer un oreiller…avec la couette. Et je ne parle même pas de la couleur rose…si beau et si claquant ! Faut dire c’est tellement plus funky que le blue jean pâlot !!

- La veste épaisse et bien rêche, qui fait subitement passer les bergers du Cantal pour des fashionnitas dernier cri !

- La chemise aussi large que bariolée qui vous donnera soudain l’envie de hurler « Big Bisou » tant vous aurez l’impression d’être la réincarnation de Carlos !

- Le pantalon si bien taillé, qui laisse dépasser avec finesse et tendresse, votre cheville nue comme un ver.

- Les tennis à talon compensés, l’ancêtre de la chaussure « Spice Girls »…qui, parce qu’il faut laisser la cheville nue de tout, vous empêchera de mettre la moindre socquette et deviendra en quelques heures une station d’épuration des eaux usées !

Ah la mode….on n’a peut-être pas encore trouver le bon mode d’emploi !!

vendredi 5 juin 2009

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J'avais dans l'idée de regarder ce film de Yann Arthus Bertrand, produit par Luc Besson et d'en critiquer la moindre parcelle tant les films catastrophes m'énervent même si j'avoue être facilement en proie à la culpabilité..et c'est justement pourquoi cela m'énerve!

Bref, j'ai, je pense, malgré un colloc pour qui écologie rime avec "je fais pipi"...une nécessité quoi, être d'âme écolo même si comme tout le monde, je conduis, je fais mes courses dans les hypermarchés et peut craquer pour des fraises au mois de décembre...mais j'ai une sainte horreur qu'on me culpabilise alors que je le sais et le resais tout ce fratras..
Je suis donc partie avec l'idée de ne pas aimer ce film même si Yann Arthus Bertrand est aussi une sorte de d'artiste qui nous montre avant tout la beauté de la terre.

Donc, me voilà assise devant mon ordi, youtube en marche (http://www.youtube.com/homeprojectfr) pour voir Home, buzz parmi les buzz dans l'univers cinématographique et écologique!
Dès les premières minutes j'ai bien cru que j'allais pas tenir les 1h33 et pourtant me voilà prise au jeu, gobant les images sublimes qui nous sont montrées, le coeur battant devant la glace qui se fend, devant les grattes ciels qui se construisent toujours plus hauts, devant les arbres qui partent en fumée...car avant tout, avant le destruction massive de l'homme par la nature, on se rend compte face à ses images que la terre est la plus belle des oeuvres d'art.

Evidemment la culpabilité me tord les entrailles. Evidemment j'ai failli tout stopper quand vers la fin du film, les propos deviennent de plus en plus des reproches. Evidemment je n'aime pas les happy ending à la mode écologique douce, qui veut que l'on nous balance les pires horreurs que l'espère humaine à fait à la terre puis qu'on nous dise que le pessimisme ne sert à rien mais qu'il faut réagir maintenant. Cela m'exaspère! Mon ego d'homo sapiens en prend toujours un coup!

Cela m'exaspère et pourtant le film se termine et j'en reste effectivement troublée...troublée parce qu'on voit l'horreur, troublée par la peur, troublée aussi par la beauté qui s'en est dégagée!

Ce genre de concept en faveur de l'écologie continuera à m'énerver et pourtant je dois admettre que cela peut faire avancer petit à petit les choses! En tout cas une chose est sûre, je ne veux pour rien au monde finir comme une Pasquienne (habitant de l'île de Pâques ndlr)!

Qui sait...peut-être que ce sont les verts qui vont gagner les Européennes dimanche!! :)

jeudi 4 juin 2009

Quand la tv réalité reprend ses droits...


Bon, ça fait un moment que je délaisse un peu trop régulièrement ces pages par manque de trucs croustillants ou construits à raconter...mais comme ça fait longtemps et que je n'ai toujours rien à dire...autant dire tout et n'importe quoi...jusqu'à ce qu'un truc génial tape à la porte!

Par absence de tv et beugage d'M6 replay hier soir, me voilà enfin à la page de la Nouvelle Star...et j'ai envie de dire WTF (What The Fuck ndlr)....mais dites moi pourquoi une des seules pépites de cette année se voit virer aux portes de la finale alors qu'elle vient de reprendre une des chansons les plus génialissimes du XXème siècle avec toute la force du rock'n'roll et la magie d'une voix rocailleuse!



Alors qu'on se persuade souvent, avec la NS, que la bon numéro peuvent être pioché par la tv, on a malheureusement toujours ou presque le même résultat...la daube ne reste pas que dans les casseroles de la ménagère de moins de 50 ans!!

Puisqu'on se rassure toujours de la même façon...la gagnant ne sont pas toujours les mieux servis à l'arrivée...on va aller écouter le nouvel album de Benjamin Sisksou, victime aussi de l'odeur allechante de morceaux de viandes...qui après l'avoir vu sur scène...prévoit de belles choses! En français ou en anglais, propres compos ou covers bien trouvées...il vogue de sa voix bluesy sur la musique sans jamais chavirer...enfin peut-être celui des jeunes femelles présentes aux premiers rangs.

dimanche 26 avril 2009

Two years after...

Magique. Le mot est magique. A peine avais-je déposé mes bagages à la consigne et que j'avais posé le pied hors de cette gare que mes poumons, mon corps entier s'enflait de l'air de la ville.
Rien n'a changé. Tout est comme avant. Je retrouve tout ce que j'avais laissé avec cette magie, cette magie de la redécouverte. Je retrouve cette ville débarrassée de ce qui m'avait lassé au bout de ces dix mois.
Partir pour mieux retrouver. Voilà une chose bien vraie.

Le soleil est au rendez-vous. Rien n'est plus beau qu'Amsterdam sous le soleil. Aucune ville n'est plus belle sous les nuages. Certes. Mais ici, le soleil se reflète sur l'eau verte de canaux, sur les multiples vitres de toutes ces maisons biscornues.
Le printemps. Amsterdam. Voilà une chose que ma mémoire avait oubliée et qui me revient subitement comme une grande bouffée d'air. Amsterdam. Le printemps.

Les gens sont dehors, les touristes scrutent la ville, les terrasses de tous ces petits cafés sont bondées. De la bière. Un cappuccino. Chacun y va de son goût.

Cette ville si calme. Cette ville qui semble endormie. Cette ville qui semble être figée dans le XVIIème siècle de Vermeer ou Rembrandt. Cette ville, pourtant, bourdonne, fourmille. On entend, certes, pas le moteur des voitures ou le vombrissement des masses humaines, mais au coin des rues, il y a des conversations, des exclamations, des chuchotements, il y a le cliquetis de la feraille de ces vieux velos secoués par les pavés, il y a leurs sonnettes qui sifflents et claquettes à chaque intersection, il y a encore le bruit de l'eau sous les bateaux le long des canaux.

Une ville. Amsterdam est une ville, une capitale. Pourtant on y est comme dans un cocon où l'on se laisse bercer et bousculer, où l'on se laisse endormir et reveiller. Un faux sommeil. Un sommeil éveillé. Un eveil ensommeillé.

Et comment ne pas retrouver ces odeurs, si perceptibles, si fines et si dérangeantes. Une odeur indescriptible vous gonflent les narines. Une odeur de pré humide. Une odeur de pâte à pain. Une odeur où la terre foulée par les vaches viendraient rencontrer l'odeur de la levure qui fait gonfler le pain. Une odeur écoeurante. Une odeur réconfortante.
Les coffee shops dégagent d'épais nuages aux senteurs de herbes jamaïcaines, des senteurs si peu communes au coin d'une quelconque rue. Il suffit de flâner le long des marchés en cette saison printanière pour humer l'odeur des tulipes et du gouda.

Là, assise sur un banc, à côté d'un clochard qui a lu le Parfum de Süskind et qui boit de la bière, je me rend compte que je n'ai rien perdu de cette amour pour cette ville. Tout y est. Tout est là.
Les larmes me montent aux yeux.

mardi 17 mars 2009

"La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine..."


Les lumières s’éteignent, la foule hurle, les applaudissements se font de plus en plus forts mais mes yeux restent hypnotisés par une seule chose, une seule chose éclairée par une vulgaire lampe de poche à l’orée de la scène. Je reste hypnotiser par cette main, cette main comme sortie de nulle part, comme abandonnée, cette main lasse, qui tient du bout des doigts une cigarette fumante.

Cette main osseuse, extrêmement pâle, cette main aux doigts étrangement fins, semblait à la fois sortir de nulle part, appartenir à n’importe qui et pourtant reflétait une expression si forte qu’elle représentait à elle seule toute la force, tout le charisme de son propriétaire. Cette main était celle d’Alain Bashung.

D’autres souvenirs semblent être gravés aussi profondément dans ma mémoire et tout particulièrement son passage à la Fiesta des Suds, où dans ce décor si urbain, sous cette passerelle d’autoroute, où plus de dix milles personnes étaient venu l’acclamés, lui fébrile et malade, lui ce géant de la chanson française, va jusqu’au bout des choses, jusqu’au bout des sons, jusqu’au bout des mots, jusqu’au bout de la musique.

Et pourtant, quand j’ai appris sa mort, une seule image m’est revenue en tête, cette image, cette main, cette main aussi forte que chétive, qui dans ce jeu de lumière représentait, à elle seule, cette voix rauque et puissante, et toute la force, toute l’émotion, toute la magie que peut procurer la musique.

Et comme on me l’a fait, à juste titre remarqué, citons ces vers si visionnaires et prémonitoires de la chanson Angora :

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher

lundi 2 mars 2009

S.O.L.E.I.L

Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés

Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,

Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,

Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,

Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.


Ce père nourricier, ennemi des chloroses,

Éveille dans les champs les vers comme les roses;

Il fait s'évaporer les soucis vers le ciel,

Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.

C'est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles

Et les rends gais et doux comme des jeunes filles,

Et commande aux moissons de croître et de mûrir

Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir!


Quand, ainsi qu'un poète, il descend dans les villes,

Il ennoblit le sort des choses les plus viles,

Et s'introduit en roi, sans bruit et sans valets,

Dans tous les hôpitaux et dans tous les palai
s.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal



Je ne sais si j'ai des choses plus importantes et plus belles à dire que ce cher Charles, surtout lorsque cela concerne une des choses les plus agréable au monde...le soleil!
Un rayon de soleil et le sourire revient, même face aux humeurs les plus moroses, qu'il illumine les toits de Paris ou qu'il se reflète intensément sur une mer d'huile.
Que ce soit au volant sur une nationale, allongée au bord de l'eau, assise sur un banc, ou à la terrasse d'un café...on ne pense plus à rien et on se laisse aller!Le soleil guérit, apaise, soigne, évacue, oublie les maux...et rend plus beau!

samedi 14 février 2009

Le Smile du Jour


Alors que le soleil obsède mes jours depuis quelques semaines maintenant...je pense "soleil" matin et soir, je pense "chaleur" matin et soir et surtout je pense "été" matin et soir...parce que je ne peux pas être plus heureuse qu'en compagnie du soleil et si possible d'un soleil chaud et brulant!

Et ce détour fait par la case "Meteo France" à l'instant à suffit, malgré un soleil bien présent dehors, à me donner toutes les raisons d'être de retour à Toulon dès samedi midi!!

Et ça va être le pied les amis!


Désolée pour les non sud-estiens de leur dévoiler leur samedi prochain!
Mais ne nous réjouissons pas trop vite...ce ne sont que des prévisions!